Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain fut originellement appelé « Amélie des Abbesses », mais seuls les Parisiens savaient ce qu’était la place des Abbesses à Montmartre. Jean-Pierre Jeunet se creusa alors la tête pour trouver un titre. Il pensa même à baptiser son film Les Aventuriers de la chair de poule. Le titre est quant à lui inspiré du Destin fabuleux de Désirée Clary de Sacha Guitry (1942).
Les retombées financières d’Alien IV ont permis à Jean-Pierre Jeunet de réaliser un film libre de toute contrainte commerciale. Paradoxalement, il eut un immense succès.
Dans ce film, Jeunet réintroduit des éléments du court-métrage Foutaises, notamment les « il aime/il n’aime pas » de la présentation des personnages.
Jean-Pierre Jeunet raconte dans les commentaires DVD que l’idée de l’album photo (des photos d’identités jetées) lui vient de l’auteur français Michel Folco qui avait tenu un tel album. Le droit à la propriété intellectuelle en France a empêché Jeunet d’utiliser ledit album, ce qui l’a contraint à embaucher des figurants (et des personnes du tournage) pour être pris dans ces clichés
Le film utilise des images de synthèse et des intermédiaires numériques[4].
Jeunet avait à l’origine écrit le rôle d’Amélie pour l’actrice britannique Emily Watson[5] ; dans le script original, le père d’Amélie est un britannique vivant à Londres. Cependant, le français d’Emily Watson se révéla insuffisant pour le film et à cause d’un emploi du temps incompatible avec le tournage de Gosford Park, Jeunet réécrivit le script pour une actrice française.
Certains pensent que Jeunet s’est inspiré du personnage de Faye dans le film de Wong Kar-wai, Chungking Express (1994), pour une partie de l’écriture du personnage d’Amélie Poulain : Faye s’introduit dans l’appartement de l’homme qu’elle aime pour en changer des éléments, espérant ainsi lui faire oublier son ex-compagne. On retrouve le thème d’une personne qui s’introduit dans la vie d’une autre pour la rendre heureuse à son insu.
Le film ne fut pas sélectionné au Festival de Cannes. L’absence d’Amélie Poulain souleva une controverse à cause de l’accueil enthousiaste du public et des médias français en comparaison. À noter que le précédent film de Jeunet, La Cité des enfants perdus[6], reçut un mauvais accueil. Le président d’alors du festival jugea le film « inintéressant »[7], bien qu’il n’eût vu qu’une version incomplète, notamment sans musique d’accompagnement.
Dans la version anglaise, la concierge Madeleine Wallace est renommée Madeleine Wells. (Alors que dans la version française, Wallace fait référence aux fontaines Wallace de Paris, la version anglaise adapte le jeu de mots en comparant Wells avec water wells (puits à eau)).
L’apparition à la 20e minute d’Amélie dans la station de métro de Paris Abbesses (nord de Paris) a en réalité été tourné sur un quai désaffecté de la station Porte des Lilas (est de Paris). Habitué aux tournages de films car maintenu à l’écart du public, ce quai est d’ailleurs surnommé Porte des Lilas - Cinéma, et son décor ne ressemble pas à celui de la station Abbesses.
La vieille boîte de souvenirs que l'héroïne découvre fortuitement derrière une plinthe est une boîte de bergamotes de Nancy, allusion aux origines lorraines du réalisateur. Il y en a une autre dans le film : Jean-Pierre Jeunet s'amusait, étant petit, à faire des ricochets sur le bassin du Parc Sainte-Marie à Nancy ; dans le film Amélie Poulain reprend cette idée en s'amusant à compter les ricochets des cailloux sur le canal Saint-Martin.
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